Infrastructure auto-hébergée
Une infrastructure personnelle sur Debian : cluster Docker Swarm, reverse proxy TLS, DNS filtrant, VPN et sauvegardes — durcie et documentée.
Technologies
- Debian
- Docker Swarm
- Traefik
- AdGuard Home
- WireGuard
- Cloudflare
- LUKS
- systemd
Points clés
- · Trois nœuds Debian en cluster Docker Swarm.
- · Reverse proxy avec TLS automatique et routage par hôte.
- · DNS filtrant et chiffré, avec split-horizon pour les noms internes.
- · Accès distant par VPN chiffré.
- · Conteneurs durcis, chiffrement disque et sauvegardes testées.
En bref
Une infrastructure personnelle auto-hébergée sur Debian, conçue comme une plateforme complète et non comme un simple serveur : plusieurs nœuds en cluster, un ingress unique, une résolution DNS maîtrisée, un accès distant chiffré, et une exploitation outillée.
L’objectif est de maîtriser la plateforme de bout en bout — du système au service — pour comprendre et arbitrer les compromis de performance, de sécurité et d’exploitation.
Architecture
- Trois nœuds Debian réunis en cluster Docker Swarm pour la résistance aux pannes et la répartition des charges.
- Reverse proxy (Traefik) : terminaison TLS automatique (Let’s Encrypt), routage par nom d’hôte, en-têtes de sécurité.
- DNS filtrant (AdGuard Home) : résolution chiffrée, blocage, et split-horizon pour séparer les noms publics des noms internes.
- VPN (WireGuard) : accès distant chiffré au réseau privé.
- Séparation public / interne : seuls les services destinés au public sont exposés ; l’administration et les services internes restent privés.
Sécurité
- Conteneurs non privilégiés :
cap_drop ALL,no-new-privileges, systèmes de fichiers en lecture seule lorsque c’est possible. - Proxy socket Docker filtré pour l’ingress, plutôt qu’un montage direct du socket.
- Chiffrement des disques (LUKS) et clés SSH dédiées.
- Pare-feu restrictif par défaut (allow-list) et réduction de la surface exposée.
- Images épinglées par digest et hygiène de mise à jour.
Exploitation
- Sauvegardes régulières et restauration testée.
- Configuration versionnée (infrastructure as code).
- Journalisation et vérifications automatisées.
Pourquoi
Héberger soi-même, c’est se confronter aux vrais sujets d’ingénierie : la performance, la sécurité, la résilience et l’observabilité. Cette expérience nourrit directement le développement applicatif — on conçoit des logiciels dont le déploiement et l’exploitation sont pensés dès le départ.